[Il va sans dire, je n'ai pas su regarder devant moi]

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Les yeux perdus, j'erre et rejette plus que je ne peux prendre. J'avance sans me préoccuper de la moindre chose, me voilà trouble. Je vois trouble, respire mal et ne fait rien pour arranger un tant soi peu ce qui m'entoure. Mes mots n'ont plus de sens, ils restent le reflet de moi. Et même si j'fais mine, quoi qu'il arrive je reste à suffoquer. Il est l'heure. L'heure de ? Elle fut comme jamais je ne me serais imaginer. Penser à ce qu'il arrivera quoi que l'on change, inévitablement, en avançant. Le bonheur est déserteur, l'idéal lui-même éphèmere. Je me retrouve de nouveau seule, noyée dans les quelques pensées me restant, me posant sans cesse de nouvelles questions sur le lendemain. Il me semble entrevoir par là le manque refaisant surface, malgrè le refus de mon être. Voilà qui devrait me pousser à continuer, je rejette. Me sentant seule comme jamais bien que plus qu'entourée, je manque. Elle se retrouve à écrire, laissant défiler les mots comme ses propres maux défilent indéfiniment, je ressens. Il suffirait de laisser faire ce temps si lent, si long. Lui qui me permettra un jour d'arriver à eux. Rien ne pourra la changer comme elle changera. En soi, il devrait me suffire d'être autour d'eux. La réalité me pousse sans cesse à penser autrement. J'agis envers et contre tout, je joue. Je me sens cynique, égoiste. L'écrit me rend égoiste, ne parlant que d'elle. Autrement dit. Celle qui fut. Le souffle d'une vie manquant de sens tant que je n'y suis pas. Un mal-être qui m'envahit. Culpabiliser serait le bon terme face aux diverses et médiocres sensations prenant part d'elle. Je me noie dans mes propos emportant avec moi. Tant bien que mal, je souris. N'y prenant garde, je coule. Une répetition me laissant en plein désaroit. Ils peuvent en rire, j'irais. Amatrice d'écrits, elle se retrouve actrice d'une vie qu'elle aurait aimée diffèrente. Ne croyez pas à son malheur, l'éphèmere est là faisant face à moi. Qu'elles sortent les guitares, qu'elles me jouent un air m'emmenant ailleurs, comme ici. Là-bas si jamais le choix s'offre à mes yeux emplis d'amertume. Le regret n'aura pas lieu d'être dans ma vie, je le sortirais d'elle. Je souris, je coule, j'irais. Jusqu'à eux. La malle en 2013.
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# Posté le mercredi 29 mars 2006 11:11

Modifié le lundi 28 avril 2008 09:02

[ Elle est comme ça, elle ]

[ Elle est comme ça, elle ]
Elle, c'est le genre à avoir des paroles qui vous accroche pour ne plus jamais vous lacher. Elle est comme ça, elle. Elle me disait souvent que rien n'aurait plus d'importance que le bonheur lui même. C'est pourtant celle qui ne l'a jamais trouver. Ou perdu trop vite. Elle me racontait sans cesse de nouvelles histoires, en se jouant de me voir passionnée de ses propos, pendue à ses lèvres. Son rire, c'est celui qui vous prend aux tripes, et vous donneellement le reflet de quelqu'un à qui il manque toujours ce quelque chose qui rend vivant. Elle était une parmi d'autres, tellement pleine de surprise à chaque coin de rue. Le regard qu'elle portait donnait à lui seul l'envie aux gens d'avancer même si elle, cela faisait longtemps qu'elle n'avance plus. Le voile est tombé sur ses yeux le jour où il lui avait dit qu'elle le quittera bien avant que lui ne le fasse, qu'ils n'y pourraient rien, et qu'elle n'y peut toujours rien. Elle avait rigoler, de son rire ne manquant encore de rien. Elle ne le croyait pas. Il est parti, emportant avec lui tellement trop d'elle. Elle se retrouve seule et son rire s'éteint. Maintenant, elle c'est celle qui force son rire, celle qui se force à faire disparaître le voile de ses yeux remplis d'espoir de le voir revenir. Elle est comme ça elle. Le genre à tout faire pour ne pas se sentir coupable de sa tristesse. Elle, elle ne vit que pour quelques personnes et certainement pas pour les autres. Avaant peu pour reculer plus, elle, celle qui me raconte toujours ses histoires les pieds dans l'eau comme avant. Malgré l'approche de la vieillesse, son visage est toujours le même. Seuls son rire accompagné de ses yeux portent le deuil de celui qui est parti. Elle, elle le retrouvera plus tard, elle espère. Elle, c'est le genre à vous séduire d'un geste, d'une parole, pour ne pas vous laisser comme il l'a fait. Elle a montré tout le courage, la force qu'elle a, alors que lui s'en allait. Elle, c'est le genre à ne plus faire attention au temps, qui n'a presque plus aucune valeur. Elle est comme ça, elle. Le genre à connaitre des refrains par coeur, à toujours savoir aligner les mots comme elle a appris à d'autres.

# Posté le samedi 08 avril 2006 09:34

[ Tes désirs font desordres ]

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Je crains l'avenir au moins autant que je ressens. Ces frissons me parcourent comme s'ils voulaient m'effleurer pour mieux me poignarder. Ils me tuent lentement mais sûrement, ils m'assassinent de paroles, de propos lancés à tout va. Anéantie de mots. J'en veux plus, certainement trop. Ils m'envahissent l'esprit, me prennent de toutes parts, me rejettent. J'ai froid d'eux. Jeambulle, manque de tomber. Je coule d'eux. Je ne saurais expliquer, je ne suis pas celle qui paraît être. Un rien ne me suffit, le tout m'irait. Tellement de maux. Larmes ou pas, eux seuls savent autant que mon incompréhension. Le silence se fait bruyant. La passivité me permet d'en vouloir. Envos comme jamais ces idées à la con. Un rien de vulgarité et je me dis. Du temps d'eux me meutrissant au fil des heures. Je fous en l'air les quelques maux restant. Je joue d'eux. Sans regrets, mélancoliquement parlant.
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# Posté le jeudi 20 avril 2006 16:10

Modifié le lundi 28 avril 2008 09:05

[ Quoi qu'ils en disent ]

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Ses mots se retrouvent écrasés par le poid du coeur. Elle aura beau passer du temps à s'observer dans ce miroir elle n'y trouve plus rien. Tout estrisoire, d'elle observant ses fines rides autour de ses yeux si noirs jusqu'à lui qui l'a quitté la laissant vide de sens. Allez deviner ce qui la rend are. Elle ne l'explique et ne fait que reculer. Au fond elle n'a pas changé. Ses cheveux vieillis par le temps, la trace qu'il a laissé sur elle le jour où. Elle se souvient de la pluie qui coulait alors que ses talons teintaient le sol. Il avait effleuré ses lèvres pour y effacer les quelques gouttes ayant pris place. Elle ne pouvait savoir qu'il s'agissait alors de son dernier geste envers elle. Elle s'était sentie ridicule, ridicule de ne rien avoir vu, ridicule de ne pas avoir compris qu'il lui offrait de partir. Elle l'avait fixé, longtemps elle était revenue sur ce banc les jours de pluie. Comme pour refuser de revenir à elle-même. Elle sait qu'elle ne s'en relevera jamais. Elle pense à lui, puis à elle qui n'a pu avancer. De l'amour, de l'amour. Elle en avait voulu tant, tellement trop. Le port n'avait pas changé. Toujours les mêmes bateaux, la même eau remuante. Elle, si patiente, ne voyait plus une transition, une opinion de même face à eux. Elle créve d'amour faux bien plus que d'éphémérité. Elle se meurtrit de lui, s'abandonne à lui. Ne se dit plus. Elle tente de sauver les souvenirs en dépit de la réalité. Tout en observant d'autres auquels elle ne ressemblera jamais. Au plaisir.

# Posté le lundi 08 mai 2006 08:00

Modifié le lundi 28 avril 2008 09:01

Mélancoliquement parlant, un rien compte.

Mélancoliquement parlant, un rien compte.

Le conditionnel s'impose malgrè tout. Je perd le fil, l'histoire son sens. J'aimerais trouver les mots justes pour te dire. Pour t'écrire. Le dessiner même. Une ombre furtive te caractériserait tellement. Peindre ce rire. J'aimerais penser qu'après tout, peut m'importe. M'en voilà incapable. Les maux défilent et le temps passe, tu te répétes. Je m'attache. Réalise que oui, tu m'importes. Et même si. Je me desserre de ton emprise. L'histoire reprend tout son sens dans une terrible répetition. Une larme coule. Aucun geste ne l'accompagne si ce n'est un sombre silence. Le désir s'accentue alors que tu t'éloignes. La contradiction de tes mots imposent le doute. Comme un air de piano, tes mots résonnent en moi. Ne sachant quoi répondre, le silence se fait. Inlassablement. Je ne saurais l'expliquer. Ton air me fait trembler. Il suffirait pourtant d'un mot, peut-être pas ts beau, peut-être pas très juste. Simplement tien. J'aime à te rejeter la faute au visage, piquée au vif. Ton regard m'écorche, me poignarde. L'ennivrement m'écrase. Je m'efface. Et s'il n'était que question de sa. Mes mains cherchent une issue, mes yeux se baissent. Mon regard vacille, peut-être le remarqueras tu un jour. L'expression d'une pensée tellement dure. Pourtant vraie. L'été sera surement plus juste que l'automne ne l'a é. Ne reste qu'a comprendre par là mon envie. Maladroitement. Une valse passe. Toujours ce tourbillon de sentiments. Une vague d'amertume. Peut-être même une pointe de cynisme. Le silence l'a emporté sur la raison. L'ignorance me conduit à ton parfum, ma naïveté à te croire. Ou bien à le vouloir.. Le reste n'est plus qu'alliance mécanique. L'incompréhension. L'odeur déserte. Se pourrait il que l'on trouve enfin ces réponses tant recherchées? La suite aura beau ne pas être à notre portée, l'indissociable se fait. Le temps s'essoufle, il est comme menacé. Tes mots sonnent si durs, si loin que l'obscur ne tend qu'à s'amplifier. Au fur et à mesure. Il me semble pourtant entrevoir un espoir. Lui aussi m'apparait lointain. Mes mots se croisent, s'évitent et sonnent faux. Les jours tristes se constituent et se multiplient. Si seulement tout avait été plus simple. Je redécouvre sans cesse ce sentiment, l'on sacharne. Toujours. Un autre. Mes mots semblent confus. Je me confond. Cela me surprend, un claquement de porte se fait. Un geste perdu et une parole de trop. Un mot. Un contraire mloigne. Les pages se tournent, je lis entre tes lignes. Se désaimer pour mieux s'apprivoiser. Quoi qu'on en dise.

# Posté le lundi 14 janvier 2008 16:06

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 12:41